4 soldats français trouvent une mort accidentelle en Afghanistan.

Deux accidents mortels ont touché des soldats des forces françaises engagées en Afghanistan le dimanche 27 septembre. Le premier , survenu tôt dans la journée en Kapisa, a entraîné la mort de trois soldats en mission de lutte contre les poseurs d’explosifs, suite à des conditions météorologiques particulièrement difficiles.
Le second accident a eu lieu vers 15 heures, à l’est de Kaboul, sur la route de Tora, en Surobie. Un militaire est décédé et cinq autres ont été blessés (dont deux très grièvement avec "un pronostic vital engagé") suite à la sortie de route de leur véhicule de l’avant blindé (VAB) et à sa chute dans un ravin.
Les victimes sont un adjudant et un brigadier du 13e régiment de dragons parachutistes de Dieuze ainsi qu'un soldat de 1ere classe du 3e régiment d'infanterie de marine (Rima) de Vannes et un Légionnaire du 2ème Régiment étranger d’infanterie.



Réagissant à ces deux accidents, le ministre de la Défense a rappelé que des « soldats de l’armée française ont payé […] de leur vie, leur engagement pour restaurer la sécurité et participer à la reconstruction de l’Afghanistan » et a rendu « hommage au courage des soldats français qui, au quotidien, accomplissent une difficile mission dans ce pays », tout en leur renouvelant « toute sa confiance ». 

Interrogé sur France Info, Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées, a précisé que les trois soldats avaient été victimes de violentes intempéries alors qu'ils participaient, avec des militaires afghans, à une opération de sécurisation.

Un des soldats a été foudroyé et les deux autres ont été emportés par une rivière en crue, a-t-il ajouté.
L'Elysée précise que l'opération se déroulait dans la vallée d'Afghanya.

Les soldats, qui appartenaient au Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, "ont payé de leur vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan, auquel le chef de l'Etat a réaffirmé son soutien", déclare l'Elysée.

Le 11 septembre, Nicolas Sarkozy, qui rendait alors hommage à deux militaires tombés sur le sol afghan, avait déclaré que la France poursuivrait le combat contre le "terrorisme" et "la barbarie" en Afghanistan malgré le "sacrifice" de ses soldats.

REUTERS
Clément Dossin, édité par Jean-Baptiste Vey

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