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27/01/1957 - ADC André BIZOT (34 ans) 48eme RI
André Bizot est né le 4 février 1923 à Beaumont du Gâtinais, en Seine-et-Marne. En septembre
1941, il sʼengage pour trois ans à Châteauroux, au titre du 8e régiment de cuirassiers. Après sa formation initiale, il est affecté en Algérie au 6e régiment de spahis, avec lequel il participe au printemps 1943 à la campagne de Tunisie ; il y est cité une première fois. Après la capitulation allemande sur ce théâtre, il rejoint les Forces françaises libres, au sein du 3e bataillon dʼinfanterie dʼAfrique, stationné initialement à Tripoli. Fin 1943, Bizot débarque en Angleterre pour suivre des stages de formation parachutiste et commando. Il intègre alors le 3e régiment de chasseurs parachutistes, dépendant du « Special Air Service » britannique. En août 1944, au cours des opérations « Harrod et Barker », il est parachuté en France pour encadrer les maquis de Saône-et-Loire, avec lesquels il combat pendant un mois. Il est blessé pendant ces opérations. Cité pour son courage et son endurance, il est nommé sergent le 1er novembre 1944. Envoyé en Hollande le 8 avril 1945, il est isolé et fait prisonnier par les Allemands. Les troupes anglaises le délivrent à la fin du mois. Il est démobilisé en octobre 1945. Sa soif dʼaventure demeurant toujours aussi vive, le sergent Bizot se rengage pour deux ans afin de servir en Extrême-Orient. Il est affecté en février 1948 au 1er bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes, comme chef de groupe. Une semaine plus tard, lors dʼune embuscade dans le secteur dʼHoa Binh, il se distingue à la tête de ses hommes par son allant et son esprit de décision. Puis, se signalant à plusieurs reprises lors de différentes opérations aéroportées, il est à nouveau cité. Sous-officier de grande qualité, il est nommé sergent-chef le 1er octobre et rejoint la base aéroportée Nord, comme chef dʼéquipe de largage. Il participe à de multiples missions de ravitaillement par air au profit de postes et dʼéléments isolés, le long de la RC4. A la fin de son séjour en mars 1950, il est à nouveau cité et rentre en France. Le 12 septembre, le sergent-chef Bizot intègre la 3e compagnie du bataillon français de lʼONU. Ce dernier se prépare au camp dʼAuvours dans la Sarthe, pour participer aux côtés des Américains aux opérations en Corée. Il débarque le 29 novembre 1950 à Fusan. Un mois plus tard, Bizot est décoré de la médaille militaire, en récompense des campagnes précédentes. Lors de ce séjour, il se distingue à de nombreuses reprises par son courage et son dynamisme. Sous-officier adjoint, il est cité en janvier 1951 pour avoir contre-attaqué en tête de sa section et repris un piton occupé par les Chinois. Puis, il force lʼadmiration de tous dans les combats de Twin-Tunnels, en février. Dans des circonstances particulièrement difficiles, il succède à son chef de section mort au combat. Poursuivant le corps à corps, il repousse à nouveau lʼennemi de sa position. Pour son action énergique et décisive, il est cité une nouvelle fois. Au mois de mai, sa détermination et son efficacité comme chef de section sont remarqués par les autorités américaines, qui lui décernent la « bronze star medal ». Le 28 septembre 1951 lors de lʼopération Crèvecoeur, il est blessé par balle et éclats de mortier dans le bras et au rein au cours dʼun accrochage violent. Il est évacué vers la métropole pour sa convalescence. Nommé au grade dʼadjudant le 1er octobre, il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière au mois de juillet 1952. Rétabli, il est muté le 5 août de la même année à la 7e compagnie du 2e bataillon du 18e régiment dʼinfanterie parachutiste de choc, totalisant alors neuf citations sur ses deux croix de guerre. Lʼadjudant Bizot est ensuite envoyé successivement en Tunisie de juillet à septembre 1954 et en Algérie de novembre à octobre 1955. Au cours de ce dernier séjour, il est nommé au grade dʼadjudant-chef. En avril 1956, il rejoint le 48e régiment dʼinfanterie, stationné à Oran, avec lequel il participe à lʼinterdiction du barrage sur la frontière algéro-marocaine. Le 27 janvier 1957, au cours dʼune intervention dans son secteur, lʼadjudant-chef Bizot est mortellement blessé par lʼexplosion dʼune mine. Lʼadjudant-chef Bizot a incontestablement été un grand et beau soldat, à la pointe des combats pour la France et pour la liberté. La croix de chevalier de la Légion dʼhonneur est venue lui rendre un dernier hommage, en témoignage de ses hauts faits dʼarmes, de son courage et de la détermination qui avaient forcé lʼadmiration de tous. Parrain de la 204e promotion de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active 3e bataillon du 6 mai au 20 décembre 2002
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